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« Mon cœur, mon âme, ma vie… Tu me les as gratifiés. » || Lukifeira [UC]
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MessageSujet: « Mon cœur, mon âme, ma vie… Tu me les as gratifiés. » || Lukifeira [UC] Lun 14 Jan - 2:08


AVATAR

Votre personnage


Avatar : Kaneki Ken de Tokyo Ghoul
DC ou TC ? : Premier compte
Âge : Plus ou moins 3 000 années
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Race : Incube
Groupe : Maître
Métier : Lieutenant incube


Parlez donc un peu de vous

Code du règlement (répondez à la question): Pourquoi devrais-je en préférer une parmi tant de délices ?
Âge : 21 ans
J'ai signé le réglement : Vui
Une dernière volonté? : Dis comme ça, on dirait que je signe un pacte avec le diable


PHYSIQUE
Description sommaires et traits particuliers (cicatrice, tatouge etc.). Sachez que l'on ne peut avoir qu'un seul organe génital à la fois, qu'il soit masculin ou féminin peu importe le genre de la personne. Il ne sera possible d'en changer que par opération (1 fois, irréversible) ou par un pouvoir spécifique (plusieurs fois donc) tant que l'on ne reste qu'avec un seul organe à la fois.
Conseils pour votre description qui pourraient apporter des informations intéréssantes pour vous partenaires rp :
* DÉCRIVEZ QUEL GENRE D'IMPRESSION DONNE VOTRE PERSONNAGE Á DES GENS QUI LUI SONT INCONNUS
* DÉCRIVEZ QUEL GENRE D'IMPRESSION DONNE VOTRE PERSONNAGE Á DES GENS QUI LUI SONT PROCHES


CARACTERE
Donnez-nous une idée de qui est votre perso en quelques lignes
Conseils qui pourraient apporter des informations intéréssantes pour vous partenaires rp:

* FAITES ICI UNE DESCRIPTION PLUS INTIME DE VOTRE PERSONNAGE, CE QU'IL NE DIT PAS, SES CRAINTES, SES PEURS, SES AMBITIONS ETC ...


POUVOIR
Décrivez le pouvoir de votre personnage


HISTOIRE


Avoir un cœur, une âme… Une vie… Que veulent dire ces mots ? J’ai ouï dire que ces subtilités étaient aussi fragiles que du verre, mais aussi précieuses qu’un cristal. J’ai ouï dire que chaque être avaient une part de ces délicatesses en eux. J’ai ouï dire qu’il était possible de les ressentir au plus profond de soi…

… Je ne ressens rien de tel.

Aujourd’hui, il fait encore froid. Aujourd’hui, la faim me tiraille de nouveau. Aujourd’hui…

Mes genoux se fléchirent subtilement afin de permettre à mes petites mains d’attraper quelques brisures de bois avant de les plaquer lentement contre mon torse. Par la suite, je vins à me redresser lentement, le regard inexpressif dirigé vers d’autres ramures. Mes pupilles de sang glissèrent courageusement vers la droite pour y fixer un sentier menant vers les profondeurs de la sylve.

Aujourd’hui, père n’est toujours pas rentré.

Traînassant un peu mes pas, je m’arrêtais alors mécaniquement devant une pile de brindilles pour y déposer ma trouvaille avec attention, et de façon ordonnée. Entourant l’œuvre de pierres rondes, mon regard se tourna vers la maisonnette en chênes.

Aujourd’hui, mère ne s’est toujours pas réveillée.

Ma concentration retourna alors sur cet amas de branches, pour finalement terminer sur la rivière se situant à une centaine de mètres derrière la construction. Empoignant alors un harpon, originairement taillé depuis le tronc d’un jeune arbre des alentours, je me dirigeais silencieusement vers le coin d’eau. Un geste vif et précis. Un mouvement gracieux et technique. Je soufflais alors faiblement avant de retourner vers le feu que j’avais préparé.

Deux poissons… Aujourd’hui, manger n’a toujours pas réglé mon problème de famine.

Après avoir lentement englouti la viande, je me blottis contre moi-même près des flammes. Le temps… Le temps passait toujours aussi longuement. Le ciel étoilé ne semblait jamais disparaître lorsqu’il se dévoilait, me noyant dans un crépuscule vide et sans vie.

Des milliers de lunes avaient déjà défilé en attendant père. Des milliers de soleils étaient apparus en attendant mère. Combien de milliers de plus allais-je devoir patienter ? Mes yeux tracèrent de nouveau le chemin vers la forêt.

« Père… »

La figure que j’appelais père apparut sous une souriante silhouette, stimulant la dernière lueur qui restait dans mes yeux. Cette personne s’approcha, les bras écartées, attendant naturellement une affection de ma part. Malgré la vue inimaginable, mon visage resta perplexe, ne changeant aucunement d’émotion, n’affichant qu’une neutralité absolue. Me tournant donc vers mon parent, je ne ressentais aucune excitation. Je ne démontrais que ce vide constant, une complète placidité.

Mon bras droit bougea alors de lui-même en direction de mon père, puis, après une longue hésitation, vint toucher ce visage familier de manière frêle. Le corps ne disparut pas dans de petits filaments étoilées, ni dans de flocons merveilleux… Il disparut, tout simplement. Je fermais alors les yeux un moment, avant de les rouvrir et d’éteindre le feu. Par la suite, je pénétrais dans la maison en bois pour aller me diriger tout droit vers cette chambre, la mienne.

L’attendre ici jusqu’à son retour… Demain, demain…


***



La faim me tira hors de mon lit. L’aurore vint doucher ma pâle peau de son léger éclat. Mes yeux rubis vinrent naturellement fixer la rivière, avant de se détacher pour fixer ce fameux sentier. Mainte et mainte fois, j’eus envie de m’aventurer au loin pour retrouver mon père. Cependant, si je ne restais pas, mère se retrouverait seule. Et s’il lui arrivait quelque chose en mon absence ? Et si jamais elle se réveillait alors que je me suis éloigné ? Je ne pouvais pas quitter cet endroit. J’étais prisonnier de cette place, de par les mots de mon père, et la présence de ma mère endormie.

Me cramponnant légèrement le ventre, je vins alors à ne pas penser à cette étrange sensation qui parcourait mon corps. Ma routine continua à nouveau ce jour-là. J’empoignais un sabre en bois avant de répéter divers mouvements. Je ne savais pas pourquoi je le faisais, mais mon père m’enseignait cet art avant qu’il ne disparaisse. Je ne faisais que reproduire exactement la même chose, me rappelant chaque geste qu’il me faisait faire.

Depuis combien de temps cela dure ? Cette notion m’était quasiment devenu inconnu. Trop longtemps ? Ou bien beaucoup trop ? Je n’arrivais même plus à savoir ce qu’était qu’un jour, ce qu’était une année. Les semaines et les mois défilaient comme des siècles, les jours et les minutes ressemblaient à ces mois… Pourquoi… Pourquoi étais-je là ?

Un bruit de feuillage inhabituel sonna telle une mélodie à mes oreilles. Serait-ce là une bête que je pourrais chasser ? Sans me presser, je vins à attraper la lance en pierre avant de m’approcher vers la source du son dans le plus total des silences. A la vue de cette nouvelle créature, ma bouche s’ouvrit légèrement de surprise, avant de revenir à un calme plus glauque. Je n’avais encore jamais vu de bipède de métal jusqu’à présent. Malgré tout, jamais rien n’avait pu résister à ma lan-… Mes lèvres se décollèrent de nouveau après que j’eus remarqué les épées de fer ceinturés sur ces bestioles.

Sans dire un mot, je continuais alors de m’avancer, armant mon bras de sorte à pouvoir lancer mon arme si la bête faisait le moindre mouvement brusque. L’animal dégaina l’épée qu’il possédait et attendait sagement. Puis, il recula précautionneusement. Alors que j’allais mener l’attaque, je vis ses compagnons apparaître rapidement. Jamais je n’aurais cru que cette bête de métal était membre d’une meute.

« Que se passe-t-il ? Qui est ce jeune homme qui vous agresse ? »

Ces bêtes… Parlaient la même langue que mon père, ma mère et moi ? Si j’étais resté de marbre jusqu’à ce moment, je ne pouvais plus contenir ce sentiment de surprise, d’incompréhension et peut-être aussi d’effroi. Je ne savais pas comment réagir face à une situation pareille. Pourquoi étaient-ils présents alors que nulle bestiole ne se promenait dans les environs ? Avaient-ils un but précis ? … Étaient-ils la cause de l’absence prolongée de père ? Comment pouvaient-ils parler comme moi ?

« Je ne sais pas, je viens d’arriver ici et il était déjà sur ses positions… Hé ! Vous là ! Pourquoi gardez-vous votre arme contre moi ? Nous ne sommes que de passage, nous ne voulons aucun mal ! »

Pouvais-je croire aux paroles d’une bête ? Père m’avait dit que les plus viles créatures n’étaient pas forcément ceux ayant l’apparence la plus terrible, mais celles qui étaient vicieuses… Bien que ces bipèdes métalliques semblaient cumuler les deux points.

Voyant que je répondais pas à leur question, ni même que je ne changeais de posture, ils commencèrent à se mettre en garde et à chuchoter entre eux. S’ils étaient tous aussi bon que mon père à l’escrime… Pour mettre toutes mes chances de mes côtés, j’étais obligé de frapper le premier. Cela dit, si je n’arrivais pas à les tuer, je mourrai. Mère mourra aussi, sans doute. Communiquer avec ces bêtes de fer étaient peut-être une solution plus pertinente…

« Je… »

Commençant à baisser mon arme, je tentais de dire quelques mots. Depuis combien de temps n’avais-je pas converser avec quelqu’un ? Mère ne me répondait plus depuis que père était parti, et père n’était pas revenu depuis tout ce temps. Comment devais-je faire déjà ? Quelle était la fameuse formule à ne pas oublier ?

« Bien le bon-… ? Bonjour… »

Parler n’était pas une tâche difficile en soi, mais je n’y avais que très peu recours. Toutefois, suite à ces quelques mots, les créatures avaient l’air de se relaxer. L’une d’entre elle posa ses mains sur son visage, avant de le tirer vers le haut. Sa tête… Un casque ? Père et mère m’avaient appris énormément de choses avant, mais je n’arrivais pas toujours à percevoir et définir un objet directement. Je savais ce que c’était, mais il me fallait du temps de réflexion pour le comprendre et l’intégrer… Mais après avoir bien vu, effectivement, ce que portait cette créature sur sa tête était définitivement un casque. Ainsi, ce qu’il portait de métallique sur son corps était… Une armure. Père m’avait dit que cet habillage n'était guère comme un habit usuel, mais plutôt un vêtement possédant la fonction de protection. Et aussi… Père ne m’avait jamais dit que… Des créatures pouvaient nous ressembler autant.

« Petit, que fais-tu ici ? Où sont tes parents ? »

Mes parents… Instinctivement, je ne considérais plus ces bêtes comme une menace. Déposant ma lance, je vins à traînasser mes pieds jusque la maisonnette, reprenant mon habituel air morose.

« Père est parti, mais il doit revenir bientôt. Mère dort encore. »

Menant alors ce qui semblait être le chef de la meute vers la chambre où ma mère se reposait, je finis par reposer un œil sur cette étrange créature. Père, mère et moi-même… Étions-nous de la même espèce que ces bêtes ? Père ne m’avait jamais appris cela.

« Petit… Ta mère… Elle est… Morte... »

« Morte ? Non, mère se repose, elle se réveillera demain. »

« Elle a perdu la vie, jeune garçon. Je… Je suis désolé, elle ne se réveillera pas… Plus. »

« Perdre la vie… ? Pourquoi ? Père m’a dit de l’attendre avec mère, lorsqu’elle se réveillera… Père m’a dit qu’il reviendrait et que mère se réveillerait demain… »

Demain. Quand est-ce que c’était ? Hier ? Je ne savais plus. Pour moi, mon temps s’était arrêté à un moment, tel une horloge qui se craque.

« Quand est-ce que ton père est parti ? »

Quand… ? Quand… Je ne pouvais répondre à cette question, peu importe comment j’essayais de me le rappeler, je n’arrivais pas à trouver la réponse. Peut-être… Longtemps. Je restais figé là, fixant le corps squelettique de ma mère.

Je vois. Donc, elle est morte.

Le vide qui s’était créé en moi se confirma. Je ne savais pas quoi ressentir à ce moment là… En toute franchise, je ne ressentais rien. Était-ce étrange ? Je savais que ça l’était… Lorsque l’on perdait un être cher, on est censé ressentir du chagrin mais… Qu’est-ce qu’un être cher ? Est-ce que mère l’était ? Je n’étais pas si proche d’elle, et je ne l’ai pas connu très longtemps non plus. Je pourrais même dire que je l’ai… Oubliée. Oui, comme père. Je l’ai aussi oublié.

Néanmoins, père était en vie, pas comme mère. Si père était en vie, je devais aller le chercher, parce que c’était… Père.

Mon corps se tourna lentement vers la sortie, ne prenant aucunement attention des alentours. Mon esprit était déjà autre part, les liens qui m’entravaient disparurent dans une traînée de poussière, ne me laissant aucune attache particulière à cet endroit. Chaque pas effaçaient les mémoires et les vécus sur ces lieux. Les images s’envolèrent une à une dans un torrent illusoire.

« Où vas-tu ? »

« Mère n’est plus, alors je vais chercher père. »

Je lui répondis sans même lui adresser un regard, continuant à avancer sur ce rythme nonchalant. Ma voix ne comportait aucune faiblesse, restant identique à celle que j’avais déjà dévoilé. Complètement identique.

« Tu-… ! »

L’autre entité m’attrapa le bras, me forçant à lui faire face. Bien qu’il eut voulu me faire un reproche, sa prise se fragilisa tandis que sa voix se coupa. Il ne fit qu’observer mon visage avec un léger air ahuri. Ce dernier restait tout autant indifférent, ne démontrant aucune émotion, aucun désarroi. Toutefois, apparut sur ma joue une goutte cristalline qui se déversa pour retrouver le sol. Une autre perle limpide suivit la première, sans pour autant déformer mon faciès.

Ce ne fut qu’après un petit laps de temps que je discernai ces gouttelettes que je récupérai de ma main droite, gardant mon regard sur ce liquide étrange. Pourquoi versais-je donc ces larmes ? Serait-ce là le chagrin qui m’accable ? Éprouvais-je de la tristesse ? Pourtant, je ne ressentais rien de différent. Était-ce une réaction normale lorsque l’on apprenait que sa mère ne se réveillera plus jamais ? Je n’arrivais pas à le déterminer, tout ce que j’arrivais à ressentir était cette faim qui me rongeait de l’intérieur, si ce n’est le vide complet.

« Sais-tu où est parti ton père exactement ? »

Je reviendrai demain.

Ce furent quelques mots qu’il m’accorda avant de disparaître, ce fut la seule indication qu’il me laissa avant que je ne sois esseulé. Après cela, il emprunta le sentier que je surveillais depuis des lustres, et n’était toujours pas revenu de son périple. Si j’avais à écouter la raison, je ne pouvais pas me permettre de me hâter à sa recherche sans aucun réel indice. Cependant, cela faisait plusieurs années que ma conscience veillait, ne me laissant guère le moyen de faire de véritables jugement rationnels.

Ignorant cette question, je repris la marche vers les profondeurs de la forêt, sans m’interroger davantage. Malgré les quelques tentatives  de la meute de me retenir, je n’écoutais pas leurs paroles et forçais un passage vers là où j’avançais, les laissant finalement de leur côté.

Au plus j’avançais dans ces bois, au plus j’en oubliais mon objectif. Mère avait déjà disparu de mon esprit. Père… Je commençais à douter non pas de lui, mais des raisons pour lesquels je le cherchais. Raisons… ? En avais-je initialement ? Est-ce que père comptait vraiment pour moi ? Cela valait-il la peine que je le cherche ? Après m’être arrêté un instant, je repris la route en chassant ces pensées obscures.

Une fois que je le retrouverai, tout rentrera dans l’ordre.

Voguant continuellement pendant une longue période, je vins à finalement à sortir des dangers de la sylve, apercevant un paysage enchantant. Plusieurs bâtisses se suivaient dans une salade de constructions, entourées par de gigantesques champs où diverses personnes telles que moi travaillaient de concert. Au sommet de ce regroupement de maisons se situait un édifice dix fois plus grands, entièrement fait de pierre, où l’intérieur était protégé par de grands murs.

« Père… »

Soufflant ce mot, je vins enfin à remarquer que divers personnages m’entouraient, se questionnant à mon sujet, compatissant presque. Mes habits étaient en lambeaux, tandis que diverses égratignures recouvraient la totalité de mon corps. Je gardais toujours mon air calme et taciturne, et mes yeux de sang les regardais un à un sans la moindre expression.

Soudainement, une odeur me chatouilla le nez, puis mon ventre, ainsi que tout mon corps trembla fortement. Cette faim insatiable s’était de nouveau réveillé. Cette fois-ci, ce fut bien plus difficile de la contenir. J’avais beau cramponner mon ventre du plus fort que je le pouvais, je sentais que mon esprit se floutait peu à peu dû à cette mauvaise sensation. Mon souffle se faisait irrégulier, j’en vins à haleter légèrement puis plus fortement. Finalement, en serrant des dents, je pus contrôler mon corps et ses réactions. Lançant un triste regard vers les cieux, je ne pus contenir une autre larme de couler. Ce vide en moi… Je ne savais pas pourquoi, mais je le sentais grandir encore.


***




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